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Les aides à la rénovation en copropriété

En ligne (Zoom et YouTube)

Vous êtes copropriétaire, membre d’un conseil syndical ou syndic ? Mardi 22 mars, l’ALEC Montpellier Métropole vous proposait une heure de webinaire sur les aides financières à la rénovation énergétique en copropriété.

Les aides financières en copropriété

Faire des travaux de rénovation énergétique en copropriété est une décision importante. Des travaux de telle ampleur sont souvent très coûteux pour les copropriétaires sans aides financières. Mais quelles sont les aides accessibles aux copropriétaires ? Et qu’en est-il des propriétaires bailleurs ? Quelles sont les conditions d’attribution ? Quels travaux sont concernés ? Quelles sont les démarches ?

Ce webinaire a permis de faire le point sur toutes les aides financières à destination des copropriétés : MaPrimeRénov’, les CEE, l’aide Plan Climat de Montpellier Métropole, l’éco-PTZ, la TVA à 5,5%…

Être accompagné par l’ALEC

Ce webinaire a également été l’occasion de présenter l’accompagnement proposé par l’ALEC Montpellier Métropole aux copropriétés souhaitant se lancer dans des projets de rénovation énergétique.

Tout au long de l’année, l’ALEC organise des webinaires sur des sujets propres aux copropriétés :

Retour sur l’événement

Télécharger le PDF de la présentation.

Questions des participants

Comment faire pour atteindre 35% d’économies d’énergie quand l’isolation des murs par l’extérieur est impossible ? (Raisons architecturales, techniques ou urbanistiques, ou bien la copropriété se situe en cœur de ville et/ou possède un chauffage individuel)

S’il n’est pas possible d’isoler les murs de la copropriété ou d’agir sur le système de chauffage il est en effet difficile pour une copropriété « standard » d’atteindre un gain de 35%. Une solution peut potentiellement être de remplacer les menuiseries privatives (au titre de travaux d’intérêt collectif), d’isoler la toiture, d’isoler des planchers bas donnants sur les locaux non chauffés et d’améliorer le système de ventilation collectif. Dans ce cas, un audit énergétique est très pertinent car il permettra de cibler les travaux prioritaires et de quantifier le gain énergétique, dans l’optique de proposer un scénario de travaux permettant un gain d’au moins 35%.

Est-ce que l’ALEC conseille les syndics de copropriété ?

Nous sommes effectivement en étroit contact avec les syndics des copropriétés dont nous accompagnons les projets de rénovation énergétique. Un poste a d’ailleurs été récemment créée à l’ALEC dans le but d’informer les gestionnaires de syndic sur la présence et le rôle de l’ALEC pour l’accompagnement de leur portefeuille de copropriétés : notre collègue Sabrina Martel peut donc entrer en contact avec les syndics intéressés pour mieux connaître la démarche de rénovation énergétique en copropriété et les différentes étapes menant à une rénovation réussie.

Pour toutes demandes : copro@alec-montpellier.org

Comment prouver qu’une copropriété a bien retenu un scénario à 35% de gain énergétique ?

C’est une étude énergétique de la copropriété qui prouve le seuil des 35% : la copropriété doit voter le scénario choisi dans cette étude (audit énergétique ou DPE collectif) pour demander les aides financières correspondantes.

Qui va chercher les CEE et comment sont-ils répartis ?

En règle générale le syndic s’occupe de demander des devis auprès des « obligés » pour obtenir des Certificats d’Economies d’Energie (CEE), cependant le conseil syndical peut également aider ou s’occuper de cette mission. Les CEE sont répartis selon les tantièmes des travaux concernés, de la même façon que MaPrimeRénov copro ou encore l’aide Plan Climat de la Métropole.

Où trouver un AMO pour nous accompagner ?

L’Assistance à Maîtrise d’Ouvrage (AMO) est une des conditions pour obtenir l’aide financière MaPrimeRénov copro (une AMO est alors imposée par l’ANAH pour mobiliser cette aide), il faut donc que la copropriété vote une mission d’AMO au cours de son projet de rénovation. L’AMO permettra d’aider le conseil syndical à faire des choix techniques, d’aider à la sélection du maître d’œuvre et des entreprises, mais aussi de calculer précisément les aides financières accessibles pour l’ensemble de la copropriété et pour chaque copropriétaire en fonction de sa situation personnelle. Vous pouvez choisir de passer par la démarche AREC pour l’AMO (480€ par logement, uniquement accessible aux copropriétés de moins de 100 lots avec un scénario de travaux gain énergétique > 40%) ou bien avoir recours à une prestation privée (prix libre mais dans ce cas existe une subvention de l’ANAH de 30% du montant de l’AMO (plafonnée à 180€/logement)).

L’ALEC tient à votre disposition une liste des AMO référencées dans l’Hérault.

Est-il pertinent de passer d’un chauffage collectif au gaz à un chauffage individuel avec une climatisation réversible ?

Les chaudières gaz à condensation restent intéressantes en comparaison de chauffages électriques individuels directes (type convecteurs ou panneaux rayonnants).

La réponse est moins tranchée si on compare un chauffage collectif au gaz à des pompes à chaleur réversibles individuelles. Les coûts de fonctionnement seront sensiblement similaires, cependant il faut fortement anticiper la faisabilité technique et le coût du démantèlement d’une installation collective de chauffage, l’emplacement des unités extérieures des pompes à chaleur (bruit, esthétique, place disponible) et la réfection éventuelle du réseau électrique commun qui s’il est ancien n’est pas prévu pour accepter une trop forte puissance électrique.

Une étude technique est nécessaire pour vérifier tous ces points et chiffrer les coûts collectifs et individuels inhérents à ces modifications. De plus, sortir d’un équipement collectif nécessite un vote en Assemblée Générale de copropriété, vote à l’unanimité des copropriétaires (cf https://www.anil.org/majorite-decision-assemblee-generale-copropriete/).

Enfin, passer du chauffage collectif à individuel entrainera une hausse des charges pour les logements les plus thermiquement défavorisés (rdc, sous les toits, en angle, plein nord..) et une baisse pour les logements centraux dans la résidence. C’est un élément à prendre en compte dans la réflexion collective.