Les intérêts du zonage, des économies sans travaux

Pourquoi Madame Z. a contacté l’ALEC ?

En ce début de période hivernale, Madame Z. aimerait réduire ses consommations de chauffage, mais ne dispose pas d’un budget lui permettant de réaliser des travaux de rénovation énergétique. De plus sa maison est déjà isolée et chauffée avec des radiateurs de type panneaux rayonnants performants. Elle contacte alors le service France Rénov’ qui la dirige vers l’ALEC Montpellier Métropole. Après avoir rempli le formulaire contact, elle est appelée par un conseiller pour lui apporter des éclaircissements sur sa problématique.

Que lui avons-nous apporté ?      

Le conseiller commence par présenter à Madame Z. la répartition des différents postes de consommation et lui explique que pour réaliser simplement et à moindres frais des économies d’énergie, le plus simple est de gérer indépendamment les consignes de température dans chaque zone de la maison afin, par exemple, de réduire la température dans des pièces inoccupées. C’est ce que l’on appelle du zonage.

Pour ce faire il faut identifier les différentes pièces du logement et leur typologie. Il existe trois typologies de pièces :

  • les pièces d’occupation, ce sont les pièces les plus utilisées (salon, salle à manger, séjour/cuisine…) ;
  • les pièces d’occupation ponctuelle, ce sont des pièces utilisées de façon plus ponctuelle et pour un usage spécifique (chambres, salle de bain, bureaux…) ;
  • les pièces de transit, ce sont des pièces très peu occupées (cellier, couloir, toilettes…).

En fonction de la typologie de la pièce, différentes actions sont possibles :

  • pour les pièces d’occupation, l’idéal est de définir et/ou de programmer deux consignes de température. Une consigne lorsque la pièce est occupée, par exemple 20°C dans le salon de 6h à 8h et de 18h à 23h et une consigne réduite à 15°C de 8h à 18h et de 23h à 6h ;
  • pour les pièces d’occupation ponctuelle, l’idée est la même mais généralement avec des consignes de température différentes et des horaires inversés. Par exemple 20°C dans un bureau de 8h à 18h et 15°C de 18h à 8h ; ou 17°C dans une chambre de 23h à 6h et 15°C de 6h à 23h ;
  • pour les pièces de transit, le conseil est simple : il est souvent inutile de les chauffer. En effet le corps humain met plusieurs minutes à ressentir une sensation d’inconfort suite à un changement de la température ambiante.

Le conseiller a également rappelé à Madame Z, que réduire les consignes de température n’est pas obligatoirement un facteur d’inconfort. Cependant maintenir un bon niveau de confort avec une température moins importante implique de s’habiller un peu plus.

Les économies qu’elle réalisera dépendront beaucoup des températures de consigne qu’elle appliquera.

Plus les températures réduites seront basses et plus les économies seront conséquentes.

Enfin, le conseiller explique à Madame Z. que mettre en place ces nouvelles habitudes de consommations nécessite du matériel.

Pour la pièce à vivre (salon, séjour/cuisine), un thermostat d’ambiance programmable qui pilotera les différents radiateurs de cette zone est suffisant.

Pour les chambres et la salle de bain un appareil programmable de pilotage par pièce est nécessaire, afin de pouvoir gérer chaque pièce indépendamment.

Équiper son logement d’un système de pilotage pour le chauffage coûte généralement quelques centaines d’euros et est très vite amorti.

Et ensuite ?

Madame Z. satisfaite de ces éclaircissements, a mis en place certaines des solutions évoquées par le conseiller, ce qui lui a permis de réaliser entre 20% et 50% d’économies d’énergie sur sa facture de chauffage sans avoir à réaliser de travaux conséquents. Elle envisage alors pour la suite de se constituer un budget en vue de réaliser une installation photovoltaïque.

Pour aller plus loin :