Quel isolant choisir ?

Pourquoi Mme LAURENT a contacté l’ALEC ?

Mme LAURENT se renseigne pour isoler son logement, une maison de 110 m² datant de 1960. Elle souhaite isoler l’ensemble de celle-ci mais n’arrive pas à se décider sur le type d’isolant à mettre en place. Elle décide de prendre rendez-vous avec un conseiller de l’Espace Info Énergie de l’ALEC Montpellier Métropole.

Que lui avons-nous apporté ?

Un conseiller a présenté à Mme LAURENT différents isolants couramment utilisés sur le marché et répartis en 4 catégories :

  • Les isolants à fibres minérales (laine de verre ou de roche)
  • Les isolants synthétiques (polystyrènes ou polyuréthane)
  • Les isolants à fibres végétales (laine de bois, chanvre, lin, coton, cellulose ou liège)
  • Les isolants d’origine animale (laine de mouton)

Ces isolants peuvent se présenter sous différentes formes :

  • Rouleau (à poser sur un plancher, un faux plafond ou à embrocher sur un support)
    Isolation par pose de rouleaux
  • Panneau (à coller sur une structure ou à fixer avec des chevilles et rondelles de fixation)
    Isolation avec pose de panneaux
  • Vrac (à souffler à l’aide d’une cardeuse ou à épandre manuellement)

    Isolation par soufflage
    Arnaud Bouissou – Terra
  • À projeter (collé à la structure à l’aide d’une machine à projection de mousse)
    Isolation par projection

Le conseiller a également présenté à Mme LAURENT les principaux critères de sélection d’un isolant :

  • Le prix (très variable d’un isolant à l’autre et fonction de l’épaisseur mise en place)
  • Le poids de l’isolant (le plancher des combles doit être en capacité de supporter la charge)
  • L’épaisseur de l’isolant (afin de gagner en surface habitable ou en hauteur sous plafond)
  • La résistance au feu (afin de limiter le risque d’incendie à proximité des zones à risques, par exemple : conduit d’évacuation des fumées ou gaine électrique)
  • Sa résistance à l’eau (en cas d’apport d’humidité important ou constant, par exemple : salle de bain ou cave humide)
  • Sa résistance aux nuisibles (permettant le maintien dans le temps de la performance)
  • Sa capacité à gérer l’humidité (en cas de condensation interne au mur, de mauvaise ventilation ou de remontées capillaires dans le mur)
  • Sa capacité à gérer le bruit (afin de réaliser une isolation à la fois thermique et phonique)
  • Sa gestion de la chaleur d’été (afin de diminuer la température et améliorer le confort)
  • Son bilan énergétique moyen (indiquant l’énergie qu’il a fallu pour produire l’isolant et ce qu’il peut permettre d’économiser)
  • Son bilan écologique (indiquant si le matériau est biodégradable, recyclable ou polluant)

À noter qu’aucun isolant n’est meilleur qu’un autre. En effet ils présentent chacun des avantages et des inconvénients qu’il convient d’exploiter au mieux en fonction des contraintes techniques et des besoins.

Comparaison des coûts des isolants pour une résistance thermique de 7

Quels bénéfices ?

Mme LAURENT est très satisfaite d’avoir bénéficiée de ce conseil qui lui a permis d’y voir plus clair et de s’orienter vers 3 solutions :

  • L’isolation des combles perdus avec de la laine de roche soufflée de 35 cm non combustible ayant l’avantage de pouvoir être à proximité du réseau électrique parcourant les combles. Cet isolant a également la particularité d’emprisonner la chaleur venant du toit afin de diminuer la température ambiante et ainsi améliorer le confort d’été.
  • L’isolation des murs par l’intérieur avec de la laine de bois semi-rigide de 14 cm permettant à l’excédent de vapeur d’eau de s’échapper par les murs afin de maintenir un taux d’humidité confortable. Cet isolant permet également d’améliorer le confort d’été en emprisonnant la chaleur et a l’avantage d’avoir un bon bilan environnemental.
  • L’isolation du plancher bas sur cave avec un polystyrène extrudé de 8 cm en panneaux permettant de gagner environ 5 cm de hauteur sous plafond. Cet isolant a également la particularité d’être résistant à l’eau ce qui permet d’agir de manière préventive en cas de fuite au-dessus du plancher.

Que faire à présent ?

Mme LAURENT songe maintenant à faire intervenir un conseiller Rénov’Énergie afin de déterminer le gain énergétique potentiel de son projet d’isolation global, d’estimer le coût moyen des travaux et le montant des aides financières mobilisables. Ce bilan lui permettra de conforter son projet par une expertise plus poussée en prenant en compte d’éventuelles contraintes techniques identifiables lors d’une visite d’un technicien directement chez elle.

Pour aller plus loin :