L’air intérieur de ma maison est-il pollué ?
Peut-être avez-vous déjà entendu parler de la « qualité de l’air intérieur ». On utilise ce terme pour parler de l’étude de la composition de l’air en intérieur (à la maison, au bureau…) et de ses conséquences sur la santé des occupants.
Comment savoir si l’air dans votre maison ou votre appartement est sain ? Quelles sont les causes de la pollution de l’air intérieur ? Quelles sont les risques pour la santé ? Comment l’améliorer ?
Quelles sont les sources de la pollution intérieure ?
De multiples facteurs influencent la qualité de notre air intérieur. Savez-vous que l’air intérieur de nos habitations est de moins bonne qualité que l’air extérieur ? Les sources polluantes sont en effet nombreuses.
Il existe trois principales catégories générant des polluants au sein d’un logement :
Ces trois catégories génèrent entres autres des COV (Composés Organiques Volatils) qui, selon leur concentration, peuvent avoir des effets cancérigènes ou toxiques, et ainsi être nocifs pour les habitants.
Quels sont les risques ?
Les risques pour la santé varient selon que l’exposition soit ponctuelle ou régulière, mais également en fonction de la sensibilité et fragilité de chacun.
Il existe des troubles de santé liés à une mauvaise qualité de l’air intérieur, comme par exemple :
- Irritation des yeux, du nez, de la gorge,
- Nausée, toux, troubles respiratoires,
- Crise d’asthme pour les plus sensibles,
- Asphyxie, pouvant aller jusqu’au décès dans le cas d’intoxication au monoxyde de carbone (CO) – consultez le site de Santé publique France pour connaitre les signes d’intoxication au CO.
Attention : une exposition répétée et/ou prolongée à ces polluants, même à faibles doses, peut aggraver ou provoquer des pathologies chroniques, voire des maladies graves.
Comment améliorer la qualité de l’air intérieur ?
Nous passons 80 % de notre temps dans des lieux fermés, surtout nos logements. Pour avoir une bonne qualité de l’air intérieur, il est primordial d’agir sur deux grands principes :
- La réduction des polluants à la source, en choisissant des produits peu émissifs (étiquetage réglementaire)
- L’évacuation des polluants présents par un renouvellement adapté de l’air (ventilation / aération).
Attention aux idées reçues : le fait d’avoir une ventilation mécanique contrôlée (VMC) ne dispense pas d’aérer son logement. Ouvrir les fenêtres 5 à 10 minutes matin et soir pour aérer est indispensable (pensez à couper les radiateurs !).
Par ailleurs, il n’existe pas de réelles preuves d’efficacité concernant le recours aux « plantes dépolluantes ».
Pour aller plus loin
- Le guide pratique « Comment améliorer la qualité de l’air chez soi ? » (ADEME)
- Le guide pratique « Bien ventiler son logement » (ADEME)
- Des informations complémentaires sur le site du gouvernement (ecologie.gouv)
- La plaquette technique « Qualité de l’air intérieur » (AQC, Agence Qualité Construction)
- Le guide pratique « Changer de chauffage » (ADEME)
