Ventilation

L’air intérieur de nos logements est autant, voire plus pollué que l’air extérieur !

La ventilation d’un logement est impérative pour maintenir une ambiance intérieure saine.
En effet, renouveler l’air de la maison est nécessaire pour :

  • satisfaire nos besoins en oxygène,
  • éliminer les odeurs,
  • limiter la pollution intérieure en éliminant les fumées et les substances toxiques,
  • évacuer l’excès d’humidité et éviter ainsi la condensation et les moisissures,
  • fournir aux appareils de combustion l’oxygène dont ils ont besoin pour fonctionner sans danger.

Depuis le 1er janvier 2012, les nouveaux produits de construction et de décoration mis à disposition sur le marché et amenés à être utilisés à l’intérieur des locaux (isolant, cloison, revêtement, peinture, colle…) doivent être munis d’une étiquette indiquant le niveau d’émission du produit en polluants volatils de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions). Cette obligation s’applique à compter du 1er septembre 2013 pour les produits déjà sur le marché.

Comment ventiler ?

La ventilation naturelle

Cette ventilation est réalisée à l’aide de grilles de ventilation basses et hautes. L’air circule par  tirage naturel grâce à la différence de température entre l’extérieur et le logement ainsi que la différence de pression sous l’action du vent.

Elle ne nécessite pas d’investissement important et ne consomme pas d’énergie. Mais, le débit d’air est très mal contrôlé car il dépend fortement des conditions climatiques (vent, température)… et conduit souvent à une sous-ventilation en été ou à une sur-ventilation en hiver occasionnant des besoins inutiles de chauffage.

La ventilation mécanique contrôlée (VMC)

L’air est introduit en façade par les entrées d’air, circule dans les pièces, et est repris par les bouches d’extraction dans les pièces humides, afin d’être rejeté à l’extérieur.

Une VMC est composée de 4 éléments majeurs.

Les entrées d’air

Elles peuvent être de différents types : fixes (débit d’air difficilement contrôlé), autoréglables (débit d’air constant) ou hygroréglables (débit d’air variable selon l’humidité du local). Ces entrées d’air sont généralement installées sur les fenêtres du logement.

Ventilation : entrée d'air
Sources images : Aldes, Aldes, Anjos

Bouches d’extraction

Tout comme les entrées d’air, les bouches d’extraction peuvent être fixes, autoréglables ou hygroréglables. Certaines bouches d’extraction peuvent être à débit réglable par l’utilisateur, comme par exemple dans la cuisine, où des grands débits peuvent être enclenchés à l’aide d’un cordon de manœuvre.

Ventilation extraction d'air
Sources images : Nicoll, Aldes, Atlantic

Les conduits

Ils relient les bouches d’extraction au caisson. Lorsqu’ils cheminent dans des volumes non chauffés, tels que les combles perdus, il est nécessaire d’utiliser des conduits isolés pour limiter le risque de condensation.

Le caisson d’extraction

Il est le coeur de la VMC puisqu’il contient le ventilateur et le moteur du système. Pour une VMC plus performante, lors de l’achat d’un ventilateur, il est préférable de choisir un caisson basse consommation (puissance < 18 W).

On distingue la VMC simple flux et la VMC double flux.

Consommations moyennes annuelles des ventilateurs et de chauffage dues à la ventilation à Montpellier. Calculs pour une maison individuelle de 100 m² construite en 1985.

La ventilation mécanique répartie (VMR)

La VMR est constituée d’aérateurs individuels placés dans les pièces de service. Posé le plus souvent en traversée de mur, ce système convient en rénovation, lorsque la pose d’une VMC est trop problématique. Il présente l’avantage d’un faible coût d’installation et de la simplicité d’entretien, puisqu’il n’y a pas à entretenir tout un circuit de gaines.

Une VMC bruyante, ce n’est pas normal !

Vous êtes gêné par le bruit de votre VMC ? Cela ne devrait pas se produire : le système est peut être mal conçu ou certains éléments sont encrassés. En savoir plus sur l’entretien d’une installation de VMC.

Et n’oubliez pas que les entrées d’air d’une VMC simple flux laissent pénétrer les bruits extérieurs, si elles ne sont pas conçues pour l’éviter. L’installation d’entrées d’air acoustiques pallie à cet inconvénient.

Ventilation simple flux

Avec une ventilation simple flux, des entrées d’air autoréglables sont situées dans les pièces principales et l’extraction mécanique de l’air est réalisée par l’intermédiaire de bouches dans les pièces de service. Le renouvellement d’air est constant et ne tient pas compte de l’humidité intérieure.

Source image (VMC simple flux hygro B) : Ademe

La ventilation hygroréglable est une VMC simple flux dont les bouches d’extraction modulent le débit en fonction de l’humidité intérieure. Le débit varie en fonction des besoins, d’où une évacuation plus rapide d’un air très humide. Cette ventilation à débit modulé limites les gaspillages d’énergie (chauffege et électricité nécessaire au fonctionnement du caisson d’extraction).

On distingue la VMC hygroréglable de type A dont les entrées d’air sont autoréglables et celle de type B composée d’entrées d’air également hygroréglables. Pour un faible surcoût, la VMC hygroréglable de type B permet de réguler le débit d’air plus finement en fonction des besoins (pièce par pièce).

 Ventilation double flux

Une VMC double flux permet de récupérer la chaleur contenue dans l’air évacué du logement : l’air froid entrant est alors réchauffé dans un échangeur de chaleur par l’air chaud sortant, puis il est soufflé dans les pièces principales. Il est conseillé de prendre un échangeur ayant un rendement minimal de 90 %.

Ce type de ventilation aura un rendement d’autant plus efficace dès lors que le traitement de l’étanchéité à l’air du logement aura été réalisé. Celui-ci nécessite de prendre en compte : les joints de menuiseries, les coffres de volets roulants, les trappes de combles, les cheminées, les liaisons murs/plafonds, murs/menuiseries, équipements électriques (prises, interrupteurs …).

Source images : Ademe

Usage et entretien d’une VMC

Conseils d’utilisation

Ne bouchez jamais une entrée d’air ou une bouche d’extraction.
Et n’éteignez jamais votre VMC, elle est conçue pour fonctionner en permanence.
En effet, le manque d’aération pourrait provoquer de la condensation et risquerait d’altérer la santé des occupants.

Vous ne devez pas raccorder un sèche-linge à évacuation ou une hotte motorisée à votre VMC.

Enfin, pour que la circulation de l’air puisse se faire même portes fermées, veillez à ce qu’il y ait toujours sous vos portes de communication un espace d’environ 2 cm. Attention notamment à l’épaisseur des revêtements de sols, si vous entreprenez des travaux d’aménagement, qui peuvent gêner le passage de l‘air sous les portes.

Entretien

Une VMC nécessite un entretien régulier :
  • Tous les 3 mois, dépoussiérez les entrées d’air.
  • Tous les 6 mois, ou avant si elles sont encrassées, nettoyez les bouches d’aspiration à l’eau savonneuse.
  • Une fois par an, faites nettoyer la roue du ventilateur.
Source image : Ademe

Attention !

Une VMC double flux réclame un entretien complémentaire. L’échangeur de votre VMC double flux comporte des filtres qu’il faut nettoyer régulièrement et les remplacer si nécessaire. Votre installation ne doit jamais fonctionner sans ses filtres. Sinon, l’échangeur lui-même s’encrassera rapidement et devra être remplacé.

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