Comment les ventilateurs de plafond améliorent le confort l’été ?
De tous les ventilateurs, les ventilateurs de plafond sont de loin les plus efficaces et les plus confortables, tout en restant très peu gourmands en énergie. L’été, ils permettent de baisser la température ressentie dans la pièce. L’hiver, ils aident à répartir la chaleur.
Le ventilateur de plafond, comment ça marche ?
Un ventilateur de plafond permet de brasser l’air, mais il ne le rafraîchit pas. C’est la température ressentie par l’occupant qui est impactée : elle est abaissée de 1 à 3 degrés Celsius (°C) en moyenne, comme l’illustre le graphique plus bas.
Sur le graphique ci-contre, on voit que plus la vitesse de déplacement de l’air augmente, plus la diminution de la température ressentie augmente (donc plus la température ressentie est faible).
Par exemple, pour une température de l’air de 25 °C (courbe rouge), on « gagnera » environ 1,5 °C sur la température ressentie avec une vitesse de déplacement de l’air de 1 m/s (sans brasseur, la vitesse de déplacement de l’air est d’environ 0,2 m/s).
Pourquoi opter pour un ventilateur de plafond ?
Améliorer le confort durant l’été
Lorsque les fenêtres sont fermées, un ventilateur de plafond (ou brasseur d’air) aide donc à gagner en confort. Il crée une circulation d’air agréable, lente et régulière dans toute la pièce, alors qu’un ventilateur portable n’est efficace que pour la personne qui l’oriente vers elle. Ils sont souvent aussi plus silencieux que les ventilateurs portables premier prix.
Couplé aux bons réflexes pour garder son logement au frais, le ventilateur de plafond peut faire toute la différence pendant les périodes caniculaires.
A noter qu’il est inutile de laisser fonctionner un ventilateur de plafond s’il n’y a personne dans la pièce.
Consommer peu d’électricité (et donc peu d’argent)
La consommation d’un ventilateur de plafond varie en fonction de sa puissance et de son temps d’utilisation. En moyenne, on prendra une consommation de 1 kWh/m² par an.
Par exemple, pour une pièce de 20 m², l’utilisation d’un ventilateur de plafond coûtera environ 5 € par an.
Ci-dessous, le graphique permet de comparer les consommations d’un brasseur d’air plafonnier d’une puissance de 28 W et avec des pales de 132 cm (de 1 à 3 kWh/m² par an) avec celles d’une climatisation réversible (plutôt comprises entre 40 et 60 kWh/m² par an).
Limiter les consommations de chauffage l’hiver grâce aux ventilateurs de plafond
C’est bien connu : l’air chaud monte.
L’hiver, certains modèles de ventilateurs de plafond peuvent être utilisés en mode « déstratification ». Le brasseur va alors tourner en sens inverse de l’été, et faire monter l’air froid. L’air chaud, accumulé sous le plafond, va alors redescendre, par les côtés de la pièce.
La température dans l’espace chauffé est homogénéisée, et on consomme ainsi moins d’énergie en chauffage. Attention cependant à ne pas le laisser tourner dans le mauvais sens lorsque l’été revient !
Une protection contre les moustiques !
Autre aspect peu connu : les ventilateurs de plafond permettent de limiter les risques sanitaires liés aux piqûres de moustiques ! En effet, ils fournissent une protection efficace car la rotation des pales génère un déplacement d’air assez élevé pour les empêcher de voler convenablement.
Une alternative à la clim réversible (pompes à chaleur air/air)
Bien que la climatisation réversible puisse être une bonne option pour se chauffer l’hiver (par exemple dans un logement très bien isolé et/ou s’il n’y a pas de réseau de chauffage central), son utilisation l’été présente plusieurs inconvénients :
- Elle est chère à l’achat, alors qu’on peut trouver des ventilateurs de plafond à des coûts réduits ;
- Elle consomme beaucoup d’énergie (et coûte donc cher), ce qui nuance son bilan annuel malgré son efficacité en hiver ;
- Les moteurs installés à l’extérieur dégagent de la chaleur, ce qui amplifie le phénomène d’îlot de chaleur urbain (pics de température localisés en ville) ;
- Les moteurs peuvent être bruyants, entre 45 et 65 dB (A) en moyenne alors que le ventilateur de plafond est en général à moins de 40 dB (A) ;
- Elle demande un entretien régulier pour prévenir les fuites : les fluides frigorigènes sont très nocifs pour l’environnement ;
- Leur installation n’est pas toujours autorisée, notamment en copropriété.
Grâce à leur faible consommation en énergie et leur gain de 1 à 3 degrés sur la température ressentie, l’usage des brasseurs d’air est donc une vraie alternative à la climatisation pour améliorer le confort estival à moindre coût.
Comment installer un brasseur d’air ?
Le plafond doit avoir une hauteur de 2,5 mètres minimum, pour que les pales ne soient ni trop proches du sol, ni trop proches du plafond.
Il ne faut pas forcément installer le ventilateur au milieu de la pièce : tout dépend de l’endroit où l’on souhaite le plus brasser l’air. Il sera donc généralement placé au-dessus des occupants (au-dessus d’un canapé ou d’un lit par exemple).
Quel brasseur d’air choisir ?
Privilégiez un modèle équipé d’un régulateur de vitesse, permettant de faire varier la vitesse de rotation des pales.
Choisissez un modèle adapté à la pièce. Les modèles les plus courants ont des pales d’un diamètre de 132 cm, et une puissance comprise entre 28 W et 40 W.
D’après le guide BRISE, il est recommandé d’installer :
- 1 brasseur d’air pour une pièce allant jusqu’à 20 m² avec des pales de :
- 132 cm pour une pièce de 15 m²
- 152 cm pour une pièce de 20 m²
- 2 brasseurs d’air de 132 cm pour une pièce de 30 m²
Une étude plus poussée sera nécessaire pour les pièces plus grandes.
Lors de vos achats, comparez le niveau sonore des différents modèles. Attention, la façon dont le brasseur est posé peut aussi agir sur ce paramètre (bien respecter les recommandations du fabricant en fonction de la nature du plafond notamment).
Qui contacter ?
Il n’existe pas de certification RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) pour ces travaux.
Vous pouvez vous rapprocher d’un électricien, généralement compétent pour l’installation de brasseurs d’air. Certains distributeurs proposent aussi la pose du matériel en complément de l’achat.
Aides financières
Il est désormais possible de bénéficier d’une aide pour la pose de brasseurs d’air. En effet, depuis le 1er janvier 2024, il est possible d’inclure le coût des travaux liés à l’installation de brasseurs d’air dans le total de travaux subventionnables par l’aide MaPrimeRénov’ « Parcours Accompagné », s’ils respectent les conditions suivantes :
- ils doivent être fixes,
- plafonniers (donc fixés au plafond),
- possédant un diamètre d’au moins 132 cm,
- disposer d’au moins trois vitesses,
- et avoir un niveau sonore maximum de 45 dB (A) à vitesse maximale, et de 35 dB (A) à vitesse minimale.
Habituellement, pour être financés par MaPrimeRénov’, les travaux doivent être réalisés par un artisan certifié RGE. Comme cette certification n’existe pas pour ce type de travaux, l’installateur n’a pas besoin de label particulier.
Par ailleurs, il n’est pas nécessaire que ces travaux soient mentionnés dans l’audit énergétique. Il suffira de joindre le devis à la demande.
Pour aller plus loin
- le guide des brasseurs d’air (Guide BRISE, programme OMBREE)
- Vagues de chaleur : la climatisation va-t-elle devenir indispensable ? (ADEME)
- Le guide comparatif des ventilateurs et brasseurs d’air (TopTen)
- le guide pratique « Comment garder son logement frais tout l’été ? » (ADEME)
- le guide pratique « Bien ventiler son logement » (ADEME)
- le guide « Résilience : adaptation des bâtiments au changement climatique » (ADEME)
- le guide pratique « Isoler sa maison » (ADEME)
- la page dédiée aux aides financières sur notre site internet (ALEC Montpellier)
