Votre projet de rénovation ? Parlons-en !

Stéphanie Jannin Café  Climat Rénovation 7/11Ce 51ème Café Climat de l’Agence Locale de l’Énergie et du Climat a suscité de nombreuses questions au sujet des aides financières, la réglementation, l’isolation dans les projets de rénovation. Retour sur ce Café Climat du 7 novembre 2018.

Des experts pour répondre aux questions

Plusieurs conseillers d’établissements de service au public étaient spécialement réunis pour répondre aux questions des particuliers :

  • un conseiller énergie de l’ALEC pour les questions techniques sur les matériaux, les devis, les procédés…
  • un conseiller juridique de l’Agence Départementale de l’Information sur le Logement (ADIL) pour les questions financières, juridiques et fiscales
  • un conseiller architecte du Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE) pour les aspects architecturaux et environnementaux des constructions

Madame Stéphanie Jannin, Déléguée de Montpellier Méditerranée Métropole au développement durable, environnement, biodiversité et culture scientifique et technique, Plan Climat Air Énergie Territorial, adjointe au Maire de Montpellier, a conclu cet événement en présentant Rénov’énergie. Ce dispositif mis en place par Montpellier Méditerranée Métropole vise à accompagner les propriétaires de maisons ou d’appartements dans leurs travaux de rénovation (conseils, aide sur les devis, visite à domicile…).

3 thèmes abordés

L’atelier s’est articulé autour de 3 thèmes :

  • Pourquoi la rénovation globale est-elle plus avantageuse ?
  • Quelles aides financières pour la rénovation ?
  • La rénovation en copropriété.

Pour consulter la présentation du Café Climat, cliquez-ci.

Questions / réponses du public

Quelle est la différence entre une isolation par l’intérieur (ITI) et par l’extérieure (ITE) ?

L’isolation d’une paroi (murs, plancher, toiture) peut généralement se réaliser par l’intérieur ou par l’extérieur. Chaque option possède ses avantages et inconvénient, résumés dans ce tableau. De manière purement thermique, il est toujours plus performant d’isoler par l’extérieur afin de réduire les ponts thermiques et de conserver l’inertie de la paroi.

La rénovation énergétique et notamment l’isolation des bâtiments ne dégrade-t-elle-pas la qualité de l’air intérieur (humidité, odeurs) ? La VMC est-elle indispensable dans un bâtiment rénové ?

En rénovant son logement (isolation des murs, de la toiture, changement des fenêtres, etc.) on augmente l’étanchéité des parois : cela réduit donc les infiltrations d’air et diminue le renouvellement d’air intérieur. Il est alors toujours indispensable de vérifier qu’un système de ventilation performant (qu’il soit mécanique ou naturel) assure un renouvellement d’air minimum sans quoi des désagréments (accumulation d’humidité ou air intérieur pollué par exemple) peuvent vite arriver et endommager le bâtiment.

Quelle est la durabilité d’une isolation de toiture ?

Sauf intempéries (infiltrations d’eau, sur-ventilation entrainement le tassement ou déplacement de l’isolant, dégradation accidentelle du matériau, etc.) les capacités d’un isolant ne se dégradent pas ou peu dans le temps.

Comment choisir le bon type d’isolant pour une toiture ?

Plusieurs caractéristiques sont à prendre en compte dans le choix d’un isolant, en voici les principaux :

  • Un isolant doit tout d’abord avoir une bonne résistance thermique (R) pour limiter les transferts de chaleur.
  • L’inertie est une qualité précieuse en été. Plus l’inertie d’un matériau est forte, plus il va se réchauffer et se refroidir lentement. En été, cette inertie contribuera à atténuer et déphaser les pics de surchauffes pour les rendre plus supportables.
  • Il est préférable d’utiliser un isolant rigide et / ou dense (au moins 30-40 kg/m3) pour limiter le risque de tassement et avoir ainsi une bonne tenue dans le temps.
  • Privilégier les produits certifiés, les informations qu’ils affichent sont objectives et vérifiées. Une grande part des isolants (majoritairement traditionnels) bénéficie d’une certification ACERMI.
  • Pour une isolation également acoustique, veiller à un bon indice d’affaiblissement acoustique (Rw).

Par où commencer une démarche de rénovation thermiques en copropriété ?

En copropriété, il est possible de mener un projet collectif de rénovation énergétique. Une première étape dans la réflexion d’un tel projet peut être la réalisation d’un diagnostic de performance énergétique collectif (DPE) ou un audit énergétique. Réalisé par un bureau d’études spécialisé, c’est un outil d’aide à la décision quant aux améliorations et aux investissements appropriés à mener, basé sur une proposition chiffrée et argumentée de programmes d’améliorations possibles sur le bâti, les équipements, la gestion et la maintenance des installations ainsi que les recours éventuels aux énergies renouvelables. Pour en savoir plus consultez cette fiche ou contactez l’ALEC.

Est-il possible de rénover une maison existante à un niveau “passif” ?

Oui, mais cela implique une rénovation globale à un haut niveau d’exigence sur l’ensemble des postes : isolation des parois, étanchéité à l’air et production d’eau chaude et chauffage performants. Lors de ce genre de rénovation complète et performante, la bonne coordination des différents professionnels est essentielle. Le chantier peut durer alors plusieurs mois.

Les prix pratiqués par les entreprises RGE sont-ils plus élevés ?

La certification « Reconnu Garant de l’Environnement » de l’entreprise réalisant les travaux de rénovation énergétique conditionne l’accès à certains dispositifs d’aides financières. Bien que cela ne soit pas systématique, les prix des prestations peuvent varier en fonction de l’obtention de la certification. Si vous avez un doute sur la pertinence d’une solution technique proposée par un professionnel ou pour obtenir des ordres de grandeur des coûts pratiqués, n’hésitez-pas à contacter l’Espace Info Énergie : les conseillers pourront vous proposer une relecture neutre et indépendante de vos devis.