Résoudre les problèmes d’humidité d’un logement

Pourquoi M. Moulin a contacté l’ALEC ?

M. Moulin viens d’acquérir un logement sujet à des problèmes d’humidité. Il souhaite résoudre ces problèmes qui peuvent engendrer :

  • une détérioration du bâtiment (tâches, moisissures, salpêtre, décollements des papiers peints, gonflements et écaillements des peintures, effritement des murs…) ;
  • un inconfort (sensation de froid accentuée en hiver) ;
  • des problèmes de santé (développement d’allergies, maladies respiratoires, problèmes articulaires).

Il décide donc de prendre rendez-vous avec un conseiller énergie de l’ALEC Montpellier Métropole.

Que lui avons-nous apporté ?

Celui-ci a présenté à M. Moulin le taux d’hygrométrie (quantité d’eau contenue dans l’air) idéal dans un logement, qui doit se situer de préférence entre 45 et 65 % afin de préserver l’état du bâtiment, le confort et la santé des occupants.

Le prêt d’une mallette économe lui a été proposé afin de vérifier ce taux et repérer d’éventuel ponts thermiques à l’aide d’un thermomètre laser.

Le conseiller lui a également présenté les différentes causes possibles de ses problèmes d’humidité qui peuvent avoir plusieurs origines.

Source d’humidité d’origines externes :

  • infiltration d’eau au niveau de la toiture (tuiles cassées ou déplacées) ;
  • absence de débord de toiture au-dessus des façades ;
  • infiltration d’eau au niveau des murs (pluies battante trop importante) ;
  • infiltration d’eau au niveau des menuiseries (défauts d’étanchéités) ;
  • absence de gouttières en partie basse des pans de toiture ;
  • fuites au niveau des gouttières ;
  • obstruction des gouttières ou des chenaux ;
  • absence d’évacuation vers un puisard ou un collecteur qui engendre une stagnation des eaux pluviales en partie basse des murs ;
  • arbres proches des murs créant de l’ombre et empêchant l’assèchement des murs ;
  • plantes grimpantes rendant le cœur du mur accessible à l’humidité ;
  • remontés capillaires de l’eau stagnante en pied de murs ;
  • maison située en partie basse d’une colline ou d’un relief.

Source d’humidité d’origines internes :

  • fuites d’eau sur le réseau d’eau froide, d’eau chaude sanitaire ou le réseau d’eau de chauffage ;
  • apport interne important d’humidité (rejets d’humidité des occupants, préparation de repas, douches, bains, lessives, séchage en intérieur) ;
  • isolation intérieure dépourvue de frein vapeur (qui provoque de la condensation entre l’isolant et la structure) ;
  • présence de matériaux hydrofuge (empêchant la migration de la vapeur d’eau vers l’extérieur) ;
  • absence de ventilation ou système insuffisant ou déficient (grilles de ventilation obstruées, gaines de ventilation pliés, filtres du système de ventilation à remplacer).

Afin d’abaisser l’humidité d’un logement il existe plusieurs solutions :

  • remplacer les tuiles cassées et remettre en place les tuiles déplacées ;
  • mettre en place des débords de toiture au-dessus des façades ;
  • mettre en place des éléments de ventilation des combles afin d’évacuer l’humidité (grilles de ventilation, closoirs et chatières) ;
  • réaliser une réfection de l’étanchéité à l’eau et à l’air des menuiseries;
  • désobstruer les gouttières ou les chenaux;
  • évacuer les eaux pluviales vers un puisard ou un collecteur d’eau pluvial ;
  • retirer la végétation à proximité des pieds de murs;
  • mettre en place un système de drainage autour du logement ;
  • vérifier l’absence d’une éventuelle fuite d’eau (sur le réseau d’eau froide, d’eau chaude sanitaire et le réseau de chauffage) ;
  • réviser la ventilation existante (désobstruction des aérations existantes, augmentation de leurs dimensions et de leur nombre) ;
  • installer une ventilation mécanique contrôlée (VMC) qui permettra d’évacuer l’humidité.

D’autres solutions complémentaires existent mais ne traitent cependant pas les causes du problème :

  • l’injection d’hydrofuge chimique en partie basse des murs (atténuant les remontés capillaires par les murs mais pouvant entrainer une accumulation d’eau sous le plancher, peu de retour sur la durée d’efficacité) ;
  • l’électro osmose inversée (atténuant les remontés capillaires par les murs mais pouvant entrainer une accumulation d’eau sous le plancher, consommation d’énergie supplémentaire, peu d’informations pertinente sur le sujet) ;
  • les systèmes de déshumidification (ce système consomme de l’énergie et nécessite un contrôle régulier).

Quels bénéfices ?

M. Moulin y voir plus clair suite à ce rendez-vous et prépare maintenant la venue d’un diagnostiqueur spécialisé dans les désordres liés à l’humidité en procédant à des mesures dans les différentes pièces de son logement et en sondant les ponts thermiques à l’aide de la mallette économe. Un diagnostic lui permettra d’identifier les sources d’humidité de son logement et de lister les solutions à mettre en place pour son logement.

Pour aller plus loin